cuisine afro-vegan
lokal, solaire et de saison

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présentation

Charlotte Polifonte

aka Mangeusedherbe

nom
Charlotte Polifonte
aka
mangeusedherbe
métiers
cheffe afro-vegan, chercheuse indépendante, hôtesse de tables
territoire
les Antilles, son île
cuisine
lokal, solaire et de saison

notes · présentation

Je m'appelle Charlotte Polifonte. On me connaît aussi sous le nom de mangeusedherbe. Je suis cheffe afro-vegan, chercheuse indépendante, et j'aime inventer des moments autour de la table.

Pour moi, manger n'est jamais seulement manger. Ce qu'on met dans son assiette nous relie à une terre, à des gens, à une histoire.

J'ai été végane longtemps à la manière occidentale, avec des produits venus de loin. Puis je suis revenue vers mon île. J'ai posé des questions aux anciens, fouillé les livres, goûté des feuilles dont j'ignorais le nom. Beaucoup de choses étaient là depuis toujours, un peu oubliées.

Aujourd'hui, je cuisine surtout ce qui pousse ici, sous notre soleil, au moment où ça pousse. Lokal, solaire, de saison. C'est ma façon, à mon échelle, de travailler à notre souveraineté alimentaire.

La terre pose des questions de justice : qui la cultive, qui en mange les fruits, qui décide. Apprendre à la connaître, c'est aussi apprendre à se nourrir soi-même. Et ça, je le vis comme une joie.

Manger, c'est
se Relier.

en cuisine

Je cuisine ce que l'île donne au bon moment : des racines, des feuilles, les fruits du mois. Souvent, en cuisinant, je pense à celles qui ont fait ces gestes avant moi.

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Portrait de Charlotte Polifonte

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dîners expérience · brunchs · dîners politiques

le concept

Nannan, c'est un repas que je prépare pour une petite tablée. Un seul menu, fait avec ce que la saison offre, et le temps de Faire Connaissance.

Peu de convives. Tout est végétal. Les produits viennent d'ici.

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les tables nannan

Trois façons de S'attabler

Fleur de bananier farcie servie lors d'un dîner expérience

une fois par mois · 20 h · 15 places · dès 65 €

Le dîner Expérience

Un repas autour de l'alimentation solaire : ce que la terre et le soleil de Guadeloupe donnent au bon moment, cuisiné pour être délicieux et nourrissant. De la terre à l'assiette, un vrai lait de coco fait maison, des découvertes comme le pseudo-tronc de bananier. Six temps pour nourrir le corps, le cœur et l'esprit.

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Latte et douceurs d'un brunch du dimanche

le dimanche · 11 h 30 · 25 places

Le Brunch

Un instant pour soi, le dimanche. Des lattes, du cake marbré local et d'autres gourmandises, du salé bien frais, et des cérémonies du thé pour prendre son temps.

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Longue table réunissant les convives

au fil de l'année

Le dîner Politique

On regarde un film ou un documentaire, on en débat, on s'organise. Un espace pour réfléchir ensemble au climat, à la justice sociale, et à ce qu'on veut pour demain.

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prochaines tables

Réserver sa Place

[ 01 ]

On réserve sa place

Chaque nannan a sa date et son nombre de couverts. Choisissez-la dans le calendrier ou dans la liste, puis réservez en ligne : les places sont limitées.

[ 02 ]

On s'attable

Je sers les plats un par un et je raconte d'où ils viennent. On mange, on pose des questions.

[ 03 ]

On partage

On repart le ventre plein, souvent avec une recette, parfois avec de nouveaux amis.

dîner expérience

Dîner & Bols Chantants

accueil 19 h 50 · Confluence Studio, Pointe-à-Pitre · 15 places

Un nannan en six temps, accompagné d'Arianne et de ses bols chantants : des sons qui résonnent en nous, pour s'ancrer et s'aligner avant de passer à table.

menu seul 65 € — accord sans alcool 80 € — accord vins 90 €

dès 65 €

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brunch du dimanche

Brunch Salon de Thé Japonais

un dimanche d'octobre, date à venir · 11 h 30 · 25 places

Un brunch gourmand façon salon de thé japonais, avec nos produits locaux : kako énergétique et chocolat au rendez-vous.

kako énergétique — chocolat — produits locaux

Prix à venir

Être prévenu·e

Les prochains nannan seront bientôt annoncés.

dîner expérience · informations pratiques

Avant de Venir

Nous sommes heureux de vous recevoir. Voici quelques informations pour que la soirée se passe au mieux, pour vous comme pour les autres convives.

Horaires

L'accueil commence à 19 h 50. Le dîner débute à 20 h. Merci d'arriver à l'heure : nous ne pourrons plus garantir l'accès après 20 h 10.

Le menu

Un menu unique en six temps, 100 % végétal : sans lait, sans beurre, pauvre en gluten, et le plus local possible. Une allergie ou une intolérance ? Prévenez-nous au moment de la réservation.

Les formules

Menu seul : 65 € par personne, une bouteille d'eau par couple.
Accord sans alcool : 80 € par personne, avec des mocktails préparés pour chaque temps du repas.
Accord vins : 90 € par personne, trois verres. Les vins viennent d'un vigneron de Pointe-Noire, passionné, qui a créé sa propre cuvée bio.

Réservation

Le paiement se fait en totalité à la réservation. Quinze places seulement. Annulation remboursée jusqu'à 7 jours avant ; ensuite, la place n'est plus remboursable, mais vous pouvez la céder à une autre personne pour la même date.

Tenue

Une tenue élégante est requise : c'est un dîner raffiné, on vient habillé.

L'esprit de la table

La ponctualité et le rythme du service font partie de l'expérience. Merci de votre confiance, et à très bientôt autour de la table.

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sur mesure

Un Nannan chez vous

Un anniversaire, des retrouvailles, une équipe : je peux préparer un nannan pour vous, chez vous ou ailleurs. On en parle ensemble.

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recette · plat

Curry de pois cassés

L'occasion de redécouvrir les fameux pois cassés, souvent sous-estimés. Cette merveille en curry avec du lait de coco et du garam massala ! Le tout revenu avec des petits champignons sautés, accompagnés d'un peu de feuillage, ici le pak choï. Si vous n'en trouvez pas, vous pouvez le remplacer par des épinards ou du chou chinois.

préparation
30 minutes
portions
4 personnes
servir
Chaud

Ingrédients

  • 200 g de pois cassés
  • 2 càs de crème de coco (réservée au préalable au frigo)
  • 1 oignon rouge
  • 2 gousses d'ail écrasées
  • 4 lamelles de gingembre légèrement écrasées au mortier
  • 1 pak choï, ou chou chinois, ou épinards
  • des champignons de Paris
  • 1 càc de garam massala
  • 2 càc de curry
  • 1 càc de sel bombée
  • poivre de Tiassalé si vous en avez

Étapes

  1. Émincer votre oignon finement, écraser l'ail, piler le gingembre puis faire revenir avec un peu d'huile.
  2. À la mi-cuisson des oignons, ajouter le garam massala et le curry.
  3. Ajouter les pois cassés rincés, et déglacer avec un peu d'eau pendant 2 minutes.
  4. Couvrir d'eau (les pois doivent être immergés) et faire cuire à feu vif pendant 10 min sous couvercle.
  5. Ajouter le concentré de tomate et continuer la cuisson à feu moyen 15 min.
  6. Saler ! Poivrer de votre meilleur poivre.
  7. Réserver, et dans une poêle faire sauter rapidement les champignons et le pak choï grossièrement coupé. Une fois que le tout a coloré, ajouter à la préparation.
  8. Au moment de servir, ajouter votre crème de coco sans la partie aqueuse. Agrémenter de coriandre, persil ou même ciboulette.
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recette · plat

Wings vegan

Un grand classique de la soul food. Des buckets bluffants à base de champignons marinés puis frits. Super croustillants et fondants, ces wings sont des best-sellers.

préparation
30 minutes (+ 1 h de marinade)
portions
4 personnes
servir
Chaud

Ingrédients

  • Marinade :
  • 10 gros champignons de Paris
  • 2 càs de sauce soja
  • 1 càc de paprika
  • 1 càc de piment de Cayenne, ou au goût
  • 1 pincée de sel
  • poivre
  • un bocal qui ferme
  • Panure :
  • 200 g de farine (en rajouter s'il vous en manque)
  • 1 càc de sel
  • eau
  • huile de friture

Étapes

  1. Après les avoir soigneusement nettoyés, couper grossièrement les champignons. Les mettre dans un bocal avec les ingrédients de la marinade. Fermer le bocal et secouer. Laisser reposer au moins 1 h (5 h maximum), sinon les champignons vont tout boire et manqueront de texture.
  2. Dans un saladier, assaisonner votre panure sèche avec les épices.
  3. Faire bien chauffer l'huile. Préparer vos wings en les enveloppant avec un peu d'eau et le jus présent dans les champignons marinés. Pensez à bien les sécher avant de les frire, pour conserver une texture très croustillante.
  4. Voilà, il ne reste plus qu'à vous régaler. Laissons vivre les poules et les poulets ! Bon ap' !
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recette · condiment

Pikliz rouge

Le pikliz est un condiment traditionnel d'Haïti chérie. Selon certains, le pikliz tirerait son nom de l'anglais « pickles ». Ici du chou rouge pour pimper vos plats de belles couleurs.

préparation
15 minutes (+ 2 jours de fermentation)
portions
9 personnes
servir
Froid

Ingrédients

  • 1/2 chou rouge
  • carottes
  • 1 bocal qui se ferme, stérilisé
  • 4 càs de vinaigre blanc
  • 1 càs d'huile (facultatif), pour renforcer le feu du piment
  • 1/2 piment antillais, au goût
  • 2 piments végétariens
  • 1 oignon
  • 2 gousses d'ail
  • 1 càs de sel

Étapes

  1. Râper finement le chou selon la texture souhaitée, ainsi que les carottes. Couper finement l'oignon, le piment (attention au feu), écraser l'ail.
  2. Dans un saladier, mélanger les ingrédients et verser le vinaigre, l'huile et le sel.
  3. Mettre le tout dans le bocal préalablement stérilisé. Si vous n'avez pas assez de jus, couvrir avec de l'eau. La conservation est optimale lorsqu'il n'y a plus d'air en contact avec les aliments.
  4. Laisser fermenter au moins deux jours. Une fois ouvert, compter une bonne semaine pour le consommer.
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recette · douceur

Pain beurre natté

Moins haut que la brioche, le pain beurre demande moins de temps de pousse. Délicieux et réconfortant, c'est un incontournable, à déguster avec le bon chocolat péyi !

préparation
30 minutes (+ 1 h 30 de pousse)
portions
4 personnes
servir
Chaud

Ingrédients

  • 450 g de farine T45
  • 70 g d'huile de pépins de raisin ou de colza
  • 30 g de margarine
  • 40 g de poudre d'amande ou de noisette
  • 50 g de sucre
  • 5 g de sel
  • 1 sachet de levure boulangère
  • une goutte d'amande amère (optionnelle)
  • Dorure : 1 càs de sirop d'érable et 2 càs de lait végétal

Étapes

  1. Préchauffer votre four à 170°.
  2. Dans un peu d'eau tiède, réactiver la levure boulangère pendant 5 min. Puis mélanger les ingrédients ensemble et bien pétrir la pâte.
  3. Former une boule, couvrir et laisser la pâte pousser pendant 1 h 30.
  4. Séparer la pâte en gros morceaux, les disposer sur un papier cuisson. Former des boudins et les natter entre eux.
  5. Couvrir avec un torchon humide et laisser lever 10 min.
  6. Faire de petites entailles aux ciseaux et badigeonner avec le mélange de dorure.
  7. Enfourner pour 25 min à 175°, avec un peu d'eau dans un récipient allant au four.
  8. Déguster avec le bon chocolat péyi !
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recette · douceur

Crêpes vegan

Une recette express de crêpes traditionnelles, végétalisées.

préparation
30 minutes
portions
4 personnes
servir
Chaud

Ingrédients

  • 300 g de farine complète de blé
  • 2 càs de mélasse de canne (en mettre plus si vous mettez du sucre blanc)
  • 1 pincée de sel
  • 700 ml de lait végétal dit « gras » (soja, avoine, amande)
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 100 ml d'huile de tournesol
  • 1 càc de cannelle
  • 1 càc d'amande amère
  • quelques gouttes de vanille

Étapes

  1. Mélanger dans un premier temps les ingrédients secs (farine, cannelle, sucre) d'un côté, puis les liquides de l'autre.
  2. Incorporer petit à petit le liquide pour ne pas faire de grumeaux.
  3. Cette recette ne nécessite pas forcément de temps de repos, mais plus vous la laisserez reposer, plus vous pourrez la délayer avec de l'eau : plus de pâte, donc plus de crêpes !
  4. Huiler légèrement votre poêle avec de l'huile neutre ou de la margarine, et c'est parti pour la crêpe party !
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recette · plat · inde & caraïbe

Aloo Palak

Des pommes de terre fondantes dans des épinards mijotés au curcuma frais et au cumin. Un plat indien dont on retrouve les influences de mijotage à travers toute la gastronomie caribéenne.

préparation
30 minutes
portions
4 personnes
servir
Chaud, avec un naan ou du riz

le mot de Charlotte

Acheter une margarine végétale peut paraître Accessoire, mais ça peut faire Beaucoup.

Charlotte sert l'aloo palak avec une spatule sculptée

l'objet

La spatule Bongouanou

Entièrement sculptée à la main selon le savoir-faire sénoufo, par des artisans traditionnels de la campagne ivoirienne.

Elle vient de Lou, une marque éco-responsable qui met en avant la culture et l'artisanat de Côte d'Ivoire : collections développées à Paris, fabriquées en quantité raisonnée, pour protéger un héritage culturel.

Ingrédients

  • 600 g d'épinards
  • 6 càs généreuses de beurre végétal (margarine)
  • 1 càc de curcuma frais
  • 1 càc de cumin non moulu
  • 1 càc de curry
  • 1 oignon
  • 5 pommes de terre déjà cuites
  • 2 gousses d'ail
  • 2 càs d'eau

Étapes

  1. Faire cuire au préalable les pommes de terre, émincer finement l'oignon, écraser l'ail, couper finement la racine fraîche de curcuma.
  2. Faire chauffer le beurre. Une fois fondu et légèrement crépitant, faire revenir l'oignon, l'ail et les épices fraîches à feu moyen.
  3. Une fois l'oignon translucide, ajouter les épinards avec deux càs d'eau.
  4. Couvrir et laisser réduire les épinards. Vous pouvez les mixer, les couper grossièrement ou les laisser entiers.
  5. Couper grossièrement les pommes de terre et les ajouter à la préparation. Laisser mijoter 5 min.
  6. Servir avec un naan nature ou à l'ail, ou encore du riz.
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recette · plat

Dombré haricots rouges

Le dombwé pwa wouj ! Également appelés « z'habitants » en Martinique, les dombrés sont un des grands classiques de la cuisine antillaise traditionnelle. Ce sont un peu nos pâtes à nous : un plat né de la survie, créé par les plus pauvres avec les denrées les plus accessibles, et qui accompagne toujours nos dimanches en famille. Avec le riz haricots rouges, c'est mon plat traditionnel préféré. Des petites boules de pâte à pain, sans levure, qui cuisent dans une sauce bien relevée.

préparation
1 h (+ trempage la veille)
servir
Chaud

Ingrédients

  • Pour les dombrés
  • 500 g de farine
  • 3 càs d'huile végétale neutre
  • 10 g de sel
  • Pour la sauce
  • 500 g de haricots rouges (en boîte ou en vrac)
  • 1 bouquet garni créole (cive, persil, thym frais)
  • 2 gousses d'ail dégermées
  • 1 feuille de bois d'Inde (ou 1 càc de bois d'Inde en poudre)
  • 1 piment végétarien (piment doux) ou piment antillais
  • 1 gros oignon
  • 1 càc de mélange quatre-épices
  • 2 cubes de bouillon de légumes bio
  • un filet de vinaigre
  • sel, poivre

Étapes

  1. La veille, faire tremper les haricots rouges dans un grand volume d'eau.
  2. Dans une cocotte, mettre les haricots rouges, l'ail, la cive et le bois d'Inde. Couvrir d'eau, et c'est parti pour 40 min à la cocotte (15 min pour les flemmards qui utilisent des boîtes).
  3. Préparer la pâte des dombrés : dans un bol, mélanger la farine, le sel et un peu d'huile. Malaxer, malaxer ! La pâte ne doit pas coller : ajouter de la farine si besoin, puis former de petites boules de taille similaire.
  4. Une fois les haricots cuits, ajouter les boulettes avec le bouillon de légumes, puis le persil, le vinaigre, le sel (oui, encore du sel), le reste des épices et le piment frais.
  5. Laisser réduire une bonne quinzaine de minutes : la sauce doit épaissir.
  6. Couper le feu et laisser reposer une dizaine de minutes avant de servir : la sauce épaissit encore.
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recette · plat · pour deux cœurs

Duo de patates douces rôties del Amor

Un mets des plus doux, à base de patates douces : un repas léger mais qui tient au corps. Des rondelles rôties au four avec des poivrons, une sauce au choix, le tout sur un lit de quinoa pour apporter un peu de texture.

préparation
45 minutes
portions
2 personnes
servir
Chaud

le mot de Charlotte

Une occasion comme une autre de se faire plaisir, et de partager un moment d'amour. Mais l'amour le plus important est celui que vous vous Portez : l'amour est déjà là, et le reste n'est que du Bonus.

Deux dressages superposés : sauce coco-cardamome et sauce coco-tandoori

deux goûts, pour deux cœurs

[ 01 ]

Plutôt Douce

Une sauce coco et cardamome, ronde et parfumée.

[ 02 ]

Plutôt Épicée

Une sauce coco tandoori, chaude et relevée.

Deux idées de dressage : superposé dans un cercle, ou directement dans la patate douce. Et pour les amoureux du détail, découpez de petits cœurs dans vos rondelles.

Ingrédients

  • Pour 2 personnes :
  • 2 patates douces moyennes
  • 1 poivron rouge
  • 150 g de quinoa
  • huile d'olive, sel, poivre
  • 1 càs de graines de sésame
  • quelques brins de persil
  • Sauce douce coco / cardamome :
  • 20 cl de lait de coco
  • 3 gousses de cardamome écrasées
  • 1 càc de gingembre râpé
  • 1 pincée de sel
  • Sauce épicée coco / tandoori :
  • 20 cl de lait de coco
  • 1 càs de mélange tandoori
  • 1 càc de concentré de tomate
  • 1/2 gousse d'ail écrasée
  • piment, au goût

Étapes

  1. Préchauffer le four à 200°. Éplucher les patates douces et les couper en rondelles d'environ 1 cm. Si le cœur vous en dit, découper quelques petits cœurs dans les rondelles.
  2. Couper le poivron en lanières. Disposer patates douces et poivron sur une plaque, arroser d'huile d'olive, saler, poivrer. Enfourner 25 à 30 min, jusqu'à ce que les rondelles soient dorées et fondantes.
  3. Pendant ce temps, rincer le quinoa et le cuire dans deux fois son volume d'eau salée, environ 12 min. Laisser gonfler à couvert.
  4. Sauce douce : faire chauffer doucement le lait de coco avec la cardamome, le gingembre et le sel, sans bouillir, 5 min. Filtrer.
  5. Sauce épicée : faire revenir l'ail dans un filet d'huile, ajouter le tandoori, le concentré de tomate, puis le lait de coco. Laisser épaissir 5 min à feu doux.
  6. Dressage superposé : dans un cercle, tasser le quinoa, ajouter une couche de sauce et de poivrons, puis couvrir de rondelles de patate douce. Démouler délicatement.
  7. Dressage dans la patate douce : rôtir une demi-patate douce entière, la creuser légèrement et la garnir de quinoa et de sauce.
  8. Parsemer de sésame et de persil. Deux goûts, pour deux cœurs !

L'amour est déjà là.
Le reste n'est que du Bonus.

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recette · plat

Steak végétal home made

Et ce jour est arrivé : je vous confie ma précieuse recette de steak fait maison pour burger vegan ! Le secret, c'est de garder juste ce qu'il faut de jus de cuisson pour que les flocons d'avoine l'absorbent et gonflent. Deuxième règle : laisser impérativement refroidir le mélange. Pas le temps de passer par le frigo ? Étalez la préparation sur une planche en bois pour l'aérer et la laisser refroidir à l'air libre, le temps de préparer la garniture ou des oignons caramélisés. Bon appétit !

préparation
40 minutes (+ 1 h au frais)
servir
Chaud, en burger

Ingrédients

  • 200 g de lentilles corail rincées
  • 2 càs d'épices colombo ou de curry
  • 1 càc de sel
  • 1 càc de paprika fumé ou de fumée liquide
  • 2 càc de haricots rouges
  • 1 càc de concentré de tomate
  • un peu de poivre
  • 1 gousse d'ail
  • 1/2 oignon
  • 1 bouquet garni
  • 100 g de flocons d'avoine
  • 400 ml d'eau
  • piment, au goût
  • un peu de farine ou de chapelure pour enrober

Étapes

  1. Émincer l'oignon et écraser la gousse d'ail. Les faire revenir dans une poêle à feu moyen.
  2. Rincer les lentilles corail jusqu'à ce que l'eau soit claire. Les ajouter aux oignons avec le bouquet garni, le piment, le concentré de tomate, les épices et les haricots rouges, dans 400 ml d'eau. Cuire à feu moyen jusqu'à ce que les lentilles soient bien tendres.
  3. Quand les lentilles sont bien cuites mais encore humides, écraser le tout à la fourchette, ajouter les flocons d'avoine et éteindre le feu : l'avoine absorbe l'excès de liquide.
  4. Aérer la préparation pour la tiédir, puis former les steaks en les « trempant » dans la farine ou la chapelure. Laisser refroidir au moins 1 h au frigo.
  5. Une fois bien fermes, les cuire au four ou les faire revenir dans un peu d'huile, comme un steak classique.
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recette · plat

Quiche haute aux poireaux

Non mais vraiment, cette quiche, je n'en peux plus ! Une petite douceur facile à faire, pratique à emporter, ou à manger avec une salade fancy bien fraîche. Réconfortante et légère : je vous la conseille les yeux fermés.

cuisson
50 minutes environ
moule
22 cm de diamètre
servir
Chaud ou froid

Ingrédients

  • 250 g de tofu soyeux
  • 2,5 càs de maïzena
  • 2 càs d'huile d'olive
  • 10 ml de crème soja cuisine
  • 1/2 poivron cru
  • 1 poireau cuit à la vapeur
  • 1 càs de curcuma
  • 1 càs de gros sel
  • 2 càc de levure maltée
  • 1 càc de miso
  • 1 pâte feuilletée sans beurre

Étapes

  1. Étaler la pâte feuilletée dans le moule et la précuire 5 min au four à 180 °C.
  2. Faire cuire les légumes à la vapeur.
  3. Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients.
  4. Remplir le moule avec la garniture et cuire 30 min à 180 °C.
  5. C'est prêt ! Laisser un peu refroidir : elle est encore meilleure froide.
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recette · plat

Mozzarella vegan

Une recette qui m'a demandé tellement d'essais, et que je n'aurais pas réussie sans @la.petite.okara, qui m'a fait découvrir le psyllium : l'ingrédient du feu qui apporte cet aspect filant et gélatineux. Mille mercis ! Je suis allergique aux noix de cajou : voici donc une mozza vegan sans cajou ni arachide, pour les allergiques et pour celles et ceux qui préfèrent s'en passer. Tellement équilibrée qu'on peut en abuser !

servir
Froid

Ingrédients

  • 10 g de psyllium + 150 ml d'eau chaude
  • 40 g d'huile de coco désodorisée
  • 1 càc de miso
  • 2 càc de sel
  • 200 ml de lait d'amande ou d'avoine

Étapes

  1. La méthode pas à pas arrive très bientôt sur cette page.
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recette · plat

Green soup d'automne fortifiante

Accompagnée d'un repas plus relevé, elle adoucit le palais. Avec les pois cassés en fond, c'est une soupe énergisante et pleine de nutriments grâce à tous ces légumes !

préparation
50 minutes
se garde
3 jours au frigo, 3 mois au congélateur
servir
Chaud

Ingrédients

  • 200 g de pois cassés
  • 1 poireau
  • 1 navet
  • 1 carotte
  • 2 gousses d'ail
  • 1 bouquet garni
  • sel et poivre, au goût

Étapes

  1. Faire cuire une première fois les pois cassés avec le bouquet garni, environ 30 min.
  2. Ajouter les légumes et cuire encore 15 à 20 min, jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
  3. Mixer… et voilà !
  4. La soupe se garde 3 jours au frigo et 3 mois au congélateur.
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recette · boisson

Jus frais betterave pastèque

Un jus vitaminé, frais et éclatant.

servir
Bien frais

Ingrédients

  • betterave
  • pastèque
  • ananas

Étapes

  1. Passer la betterave, la pastèque et l'ananas à l'extracteur, puis servir bien frais.
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recette · boisson

Latte potiron sans café

Ce qui est très cool dans ce latte, c'est qu'il est naturellement sucré grâce au potiron, qui lui donne aussi son onctuosité. Cuire un potiron pour une seule tasse, trop fatigant ? Faites cuire votre courge en gros au four, pour une soupe ou d'autres mets délicats, et gardez un peu de chair au frigo : elle se conserve au moins 5 jours. De quoi se refaire des pumpkin lattes ! Moi qui ne bois pas de café, j'ai trouvé une alternative qui marche à toute heure : quelques gouttes d'extrait de café pour complexifier la saveur, sans rester réveillée jusqu'à 3 h du matin. Mais vous pouvez tout à fait vous en passer, ce sera tout aussi délicieux.

servir
Chaud, à toute heure

Ingrédients

  • de la chair de potiron cuite
  • du lait végétal
  • quelques gouttes d'extrait de café (facultatif)

Étapes

  1. Les quantités et les étapes arrivent très bientôt sur cette page.

un podcast où la nourriture
devient politique

Écouter

Manjé, c’est un podcast né là où le goût heurte le terrain. On y parle de nourriture, de dépendance, de plaisir, mais aussi d’héritages coloniaux, de justice alimentaire et de véganisme en contexte local. À travers réflexions personnelles et voix invitées, on questionne ce qu’on avale, ce qu’on hérite, ce qu’on tait, et ce qu’on veut transformer. Manjé, c’est repenser nos assiettes avec lucidité, humilité… et le désir de nourrir autrement nos corps, nos esprits et nos luttes.

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les épisodes

nov. 2025

L'animal, une personne ?

Et si notre regard sur les animaux déterminait notre façon de cohabiter avec eux ?

solo · 24 min Écouter
août 2025

Être humain, ça se pratique

Comme le castor qui façonne les rivières ou l'abeille qui pollinise, nous avons nous aussi un rôle dans l'écosystème.

solo · 20 min Écouter
juil. 2025

La matrix coloniale

Sommes-nous vraiment libres dans nos choix alimentaires quand tout est ficelé par des héritages coloniaux ?

solo · 26 min Écouter

Tu as une histoire à Raconter ?

Tu as envie d'enrichir le podcast ? Tu travailles la terre, tu as un rapport unique à l'alimentation, tu as fait alliance avec les animaux… N'hésite pas à me contacter pour partager ton histoire.

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Les recettes de Mangeuse d'herbe

15 recettes délicieusement vegans. Bercées par des influences antillaises, indiennes ou du Moyen-Orient, revisitées façon végétale : équilibrées, rassasiantes et très gourmandes.

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15
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sommaire

  1. Curry de pois cassés
  2. Tofu glacey
  3. Wings
  4. Brandade de la paix des océans
  5. Accras
  6. Colombo
  7. Spicy patates douces & chimichurri
  8. Rillette de safou
  9. Baba ghanoush
  10. Quiche aux tomates séchées
  11. Pikliz rouge
  12. Pain beurre
  13. Flan coco
  14. Crêpes
  15. Muesli maison betterave

le mot de Charlotte

« Je vous livre mes secrets pour des mets délicieux et rassasiants, sans l'utilisation d'animaux. N'attendez plus : remontez vos manches, lavez votre riz (haha), à vos fourneaux, et c'est parti pour un succès garanti ! »

les écrits

Doubout

Ici, j'écris sur ce qu'on mange et sur ce que ça dit de nous : ce qu'on achète, ce qu'on refuse, ce qu'on a hérité.

06.01.2022

Liste de courses vegan

Les basiques à avoir dans son placard pour cuisiner des plats variés et goûtus : épices, riz, conserves, miso… avec une version imprimable.

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Miel, nectar volé

L'apiculture, la création d'un mythe d'exploitation.

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doubout · 28 mai 2019

Miel, nectar Volé

L'apiculture, la création d'un mythe d'exploitation.

Si vous me suivez sur Instagram en ce moment, j'y consacre une semaine complète à l'abeille : j'y partage mes découvertes et des alternatives. Dans cet article, je m'attarderai très peu sur la nuance : #notallApiculteurs ne sera pas de la partie, tout simplement parce qu'il est très difficile de connaître les pratiques de ces exploitants. Et même s'il existe des apiculteurs qui ne pratiquent pas toutes ces atrocités, il ne s'agit pas de se focaliser sur des épiphénomènes pour justifier une telle exploitation. Je ferai néanmoins la différence entre l'apiculture bio et non bio, au niveau des produits utilisés et des usages.

Cet article a avant tout une visée informative, et pour but de faire éclater le jargon apicole, qui brosse franchement dans le sens du poil. L'abeille et l'apiculteur ne travaillent pas de concert : il l'exploite, l'asservit et la trompe par la ruse. J'y propose une vulgarisation du fonctionnement de l'abeille et des techniques apicoles.

La pollinisation est d'une importance capitale pour la production agricole. On chiffre ce service rendu par les pollinisateurs à 153 milliards de dollars, soit 9,5 % de la valeur de l'ensemble de la production alimentaire mondiale. Les abeilles, domestiques ou sauvages, en sont les actrices majeures.

Le fonctionnement de l'abeille et son rythme naturel

La colonie se compose :

  • D'une reine, la mère pondeuse. Elle vit le plus souvent 3 ou 4 ans, parfois 5, et sort extrêmement rarement de la ruche : lors de ses premiers jours, pour un ou plusieurs vols de fécondation, puis, une ou plusieurs saisons plus tard, si la colonie essaime, c'est-à-dire se divise. C'est alors la vieille reine qui quitte la ruche avec environ la moitié de la population, pour fonder une colonie ailleurs. Toute sa vie, elle est nourrie de gelée royale. Elle émet des phéromones qui régulent la vie sociale de la ruche, et elle a la capacité d'inhiber le désir sexuel des autres abeilles, héhé !
  • Des mâles, les faux-bourdons : de quelques centaines à 3 000 par ruche. Présents du printemps au début de l'automne, absents l'hiver, ils assurent la fécondation des jeunes reines au printemps, plus rarement l'été, et participeraient au maintien de la température de la ruche. Ils vivent 2 à 3 mois, de fin mars à septembre.
  • Des ouvrières, les plus nombreuses : de 15 000 dans les petites colonies à 80 000, 60 000 en moyenne. Ce sont des femelles dont les organes reproducteurs ne sont pas développés. Par leurs différentes tâches, elles assurent la vie de la colonie. Elles vivent 4 à 6 semaines, sauf l'hiver : 3 à 4 mois pour les abeilles d'hiver.

L'essaimage

Les colonies se reproduisent par essaimage. Au début du printemps, quelques cellules à reine sont édifiées. Peu avant la naissance des nouvelles reines, l'ancienne quitte la ruche avec la moitié des ouvrières pour former un essaim. Au moment du départ, toutes se sont gavé le jabot de provisions : trop pleines, elles ne peuvent pas piquer. Un essaim est donc inoffensif, et le reste en principe pendant tout son voyage. Il cherche un autre abri pour s'établir ou, plus rarement, bâtit ses rayons à l'air libre, sur les branches d'un arbre ou contre une falaise.

Dans la ruche, la première reine qui naît tue immédiatement toutes ses rivales, encore dans leurs cellules : il ne peut y avoir qu'une reine par colonie. Une semaine plus tard, elle effectue son premier vol nuptial. Entre le début du printemps et le début de l'été, une colonie peut produire jusqu'à trois essaims.

La nourriture de l'abeille

Les abeilles se nourrissent de miel et de pollen stocké, appelé pain des abeilles ; la reine, uniquement de gelée royale. Elles consomment aussi le nectar des fleurs et le miellat, issu de la sève de certains arbres, et même, exceptionnellement, de certaines céréales.

Quelques notes à retenir sur iels

  • Pendant des années, les apiculteurs ont pensé que la reine était un roi.
  • L'abeille ne possède pas de vaisseaux sanguins : les trachées et les trachéoles véhiculent l'oxygène, et les organes baignent dans l'hémolymphe.
  • Son cœur possède cinq ventricules.
  • L'abeille est très propre : elle élimine toujours ses déchets en dehors de la ruche.

La sécrétion de la cire

La cire qui sert à construire les rayons est une production de l'abeille, et non une récolte. Blanche, elle fond à 64 °C. Elle provient de glandes cirières situées dans l'abdomen des ouvrières, qui doivent avoir consommé du nectar et du pollen pour en fabriquer.

Le dard, l'appareil vulnérant

Il comporte deux soies barbelées très pointues et dentelées, qui coulissent à l'intérieur d'une pièce renflée, le gorgeret, et les glandes à venin. Dans notre peau élastique, les barbelures ne peuvent pas se retirer : en repartant, l'abeille perd ses entrailles et meurt peu après. Ce n'est pas le cas lorsqu'elle pique un autre insecte, dont la carapace de chitine ne retient pas le dard. Le dard de la reine est lisse, sans barbelures : elle ne l'utilise que pour combattre les reines concurrentes (source : support de cours d'apiculture 2018, rucher-école du Jardin du Luxembourg).

L'habitat naturel de l'abeille

Il peut s'agir d'un abri naturel : une cavité, une saillie dans une roche, un arbre creux. La ruche, elle, est une construction artificielle créée par l'humain pour attirer un essaim, le faire produire, et donc récolter le miel. Il en existe plusieurs modèles, en sapin, en pin ou en épicéa.

L'apiculture

Maintenant que vous connaissez les bases, c'est parti pour l'apiculture.

S'il faut bien intégrer une chose, c'est qu'elle résulte de l'exploitation des abeilles. On entend très souvent que l'apiculteur est l'ami des abeilles : il les soigne, les nourrit, il sauvegarde la biodiversité. Mais le miel, la propolis, la gelée royale appartiennent aux abeilles : elles en ont besoin pour survivre. « Les abeilles sont en effet victimes d'une exploitation que seul un rapport de domination permet de maintenir. »

Et clairement, il n'est pas question de se contenter de peu aujourd'hui. Tout le monde veut son miel, sa gelée royale, sa propolis, sa cire. À partir du moment où ces produits sont commercialisés, comprenez bien que l'apiculteur ne prend pas juste ce qu'il faut, ou du moins ce qu'il estime nécessaire. Quand la nature devient un moyen d'enrichissement régi par la production, il faut s'aligner. Hélas, ici, ce sont les abeilles, les ouvrières, qui sont trompées pour être poussées à produire toujours plus.

Dire que les abeilles ne sont pas d'accord pour partager leur production est un euphémisme : toutes sont prêtes à mourir pour la protéger, comme on l'a vu avec leur dard bloqué dans la peau par ses barbelures.

La mort des abeilles

Le ministère de l'Agriculture indiquait en 2009 que 69 600 apiculteurs exploitaient 1,4 million de ruches. Celles-ci ont produit 18 000 tonnes de miel en 2007, alors que les Français en consomment 40 000 tonnes par an. Et pourtant, les pollinisateurs disparaissent. La situation est dramatique : les populations d'abeilles domestiques ont chuté de 25 % en Europe entre 1985 et 2005. Ces derniers hivers, leur mortalité était de 20 % en moyenne en Europe, et jusqu'à 53 % dans certains pays.

Si les causes et les conséquences de la disparition des abeilles sont multiples, on parle très peu de leur exploitation. Or, elle joue un rôle dans leur surmortalité.

1. L'eugénisme

L'apiculture moderne cherche à préserver l'apiculteur de la douleur des piqûres d'un « cheptel populeux, agité, voire agressif ». Combinaisons, chapeaux et gants ne suffisent pas toujours, et les piqûres quotidiennes éprouvent le personnel des grandes exploitations, dont le recrutement semble toujours avoir été difficile. En même temps que les méthodes se modernisaient, les abeilles ont donc commencé à être sélectionnées génétiquement.

La recherche d'abeilles plus productives et dites douces passe par des croisements, qui ont donné des lignées plus dociles appelées Buckfast. En France, l'abeille autochtone est l'abeille noire, jugée très agressive. Pour plusieurs raisons, dont le confort de l'apiculteur, on utilise de plus en plus ces abeilles sélectionnées par la main de l'humain.

La Buckfast a besoin de grandes quantités de provisions : très gourmande, elle oblige l'apiculteur à surveiller régulièrement ses réserves pendant tout l'hiver. Malgré ces besoins plus grands, on lui prélève quand même son miel, comme aux autres abeilles, et on la nourrit d'eau et de sucre candi. Sympa, l'échange de mauvais procédés.

Je me permets de parler d'eugénisme, car les professionnels étudient le comportement de chaque « race » et participent à la recherche d'une race pure : plus résistante aux pesticides comme aux parasites, particulièrement productive, et plus soumise, avec moins tendance à piquer et même à essaimer.

Une des méthodes fréquemment utilisées pour obtenir des lignées dociles consiste à inséminer artificiellement les reines. Le sperme du mâle est collecté à la microseringue en le décapitant et en pressant son abdomen pour obtenir une éjaculation complète. La reine, elle, est anesthésiée et maintenue dans un tube de verre d'où dépasse l'extrémité de son abdomen, dont l'orifice génital est gardé ouvert par des écarteurs. La seringue y est introduite pour injecter le sperme choisi.

L'abeille épuisée

Cette abeille hybride brevetée, extrêmement productive, est l'une des plus massivement importées en France depuis les années 1990. Une colonie de Buckfast peut produire jusqu'à 40 kg de miel en une saison. Mais cette productivité n'est réelle que la première année : les abeilles finissent par s'épuiser, ce qui oblige les apiculteurs à acheter de nouvelles reines.

Le problème ressemble à celui des OGM en agriculture. La Buckfast est issue d'un croisement génétique précis, que les apiculteurs ne peuvent pas reproduire : si la reine s'accouple avec des mâles voisins, Buckfast ou non, les nouvelles abeilles sont beaucoup plus fragiles, à cause de combinaisons de gènes disharmonieuses. Vite fragilisée, la colonie tend à essaimer. L'apiculteur provoque alors un essaimage artificiel en introduisant une nouvelle reine, pour maintenir la production. Cette reine n'a pas été élevée par la colonie, mais dans des élevages artificiels : une pratique contre nature.

2. L'essaimage empêché

Ces abeilles ont aussi moins tendance à essaimer, alors que c'est un besoin naturel : celui de perpétuer l'espèce. L'essaimage non contrôlé est l'une des principales hantises de l'apiculteur : si sa colonie essaime, il perd sa reine et une bonne moitié de sa main-d'œuvre. Il observe donc la colonie pour en déceler les signes :

  • une chaleur excessive et une faible ventilation de la ruche ;
  • le manque de place ;
  • l'âge de la reine, 2 ou 3 ans et plus ;
  • une miellée riche en pollen, par exemple de colza ou de pissenlit ;
  • une période de claustration après une miellée favorable, comme plusieurs jours de pluie ;
  • un déséquilibre entre couvain ouvert et couvain fermé, ou entre jeunes abeilles et butineuses ;
  • une sécrétion hormonale de la reine insuffisante par rapport au nombre d'abeilles.

Pour empêcher l'essaimage, on conseille de :

  • agrandir les ruches assez tôt pour ne pas bloquer la ponte de la reine (pose des hausses dès six cadres de couvain, et retrait des cadres de provisions dans le corps) ;
  • donner des cadres à construire dans le corps et dans les premières hausses ;
  • bien ventiler les colonies : plateaux grillagés, entrées non réduites ;
  • éviter les miellées favorables (colza, pissenlit) pendant la période d'élevage, du moins avec des colonies déjà très développées ;
  • surveiller chaque semaine, jusqu'au fond des corps, pendant la période critique.

Ça, c'était la partie cool.

On peut aussi détruire les cellules royales quand un élevage abondant laisse présager un essaimage. Si le rucher compte beaucoup de colonies et que cela prend trop de temps, on fuit les conditions trop favorables en transhumant vers un secteur où la miellée est plus pauvre.

Il y a aussi le clippage des ailes, pour empêcher la reine de partir. Les ailes des abeilles sont parcourues de nervures, des structures creuses dont les plus grosses contiennent des nerfs, des trachées et de l'hémolymphe, le liquide circulatoire des insectes. Autant dire que ce n'est pas indolore.

Une autre solution consiste à faire perdre toutes ses butineuses à la colonie « fiévreuse » en la déplaçant de quelques mètres en pleine journée. Les abeilles orphelines se voient alors confier quelques cadres de couvain dans une ou plusieurs hausses, à l'emplacement d'origine.

3. La transhumance, késako ?

La transhumance évoque souvent la migration saisonnière des troupeaux. Mais ce voyage n'est plus réservé aux ruminants : l'apiculteur peut aussi déplacer ses butineuses vers des régions plus fleuries, pour une récolte plus précoce, pour produire un miel particulier selon le terroir, ou pour vendre un service de pollinisation. Cette pratique tend à se généraliser. Elle se fait surtout le soir, la nuit ou au lever du jour, quand toute la colonie est rentrée.

Elle ne fait pas toujours la joie des apiculteurs eux-mêmes, car la mobilité des ruches affaiblit les insectes. Il suffit qu'une colonie soit infectée par un parasite pour qu'elle contamine les ruchers voisins. Transportées sur de longues distances, de nombreuses abeilles stressées et fatiguées s'affaiblissent, et certaines meurent en route.

Il existe des abeilles capables de longues migrations, en Inde notamment, mais les abeilles élevées en France n'aiment pas les déplacements, malgré les champs fleuris qu'on leur présente. Concentrer une centaine de ruches en un seul lieu aggrave la propagation des maladies, favorise la dérive (les abeilles se trompent de ruche) et envahit une zone de millions d'abeilles qui concurrencent inévitablement les pollinisateurs locaux. Certains grands producteurs déplacent jusqu'à cent ruches à la fois sur un camion. Ces arrivées massives pèsent sur les ressources des abeilles sauvages, et menacent aussi les races d'abeilles locales, par des hybridations fragiles avec la Buckfast.

4. Des ruches adaptées à l'humain, pas à l'abeille

L'entrée de la ruche est très large, pour que les butineuses entrent et sortent très vite. Mais elle favorise aussi l'entrée des parasites et des prédateurs, comme la teigne, le varroa ou le frelon asiatique, ce qui entraîne des traitements.

Le plus souvent, une trop grande partie des provisions accumulées pour l'hiver est prélevée : le miel, le pollen (grâce à des pièges à pollen), la gelée royale, la propolis. Souvent, il ne reste rien à l'abeille à la fin de la saison. Les apiculteurs doivent alors ajouter du sucre pour remplacer les réserves de miel. L'abeille doit transformer ce sucre, ce qui lui demande beaucoup plus d'efforts, pour une nourriture de moindre qualité.

5. La propagation des maladies

Les insectes d'élevage sont moins résistants, et leur concentration dans les ruchers augmente les contaminations. Pour ne rien arranger, les outils des apiculteurs propagent facilement la plupart des maladies virales, bactériennes, fongiques et parasitaires. C'est le cas de la loque américaine, qui attaque le couvain, et dont l'une des méthodes d'éradication consiste à brûler les ruches avec leurs habitantes.

Parmi les parasites, le varroa destructor est l'une des principales causes d'affaiblissement des colonies. Cet acarien se nourrit de l'hémolymphe des larves, des nymphes et des abeilles adultes, et il est présent sur tout le territoire métropolitain. En apiculture, on accorde beaucoup d'attention à cette maladie dévastatrice, mais on oublie souvent d'en mentionner la cause.

Le varroa vient d'Asie du Sud-Est, où il vit aux dépens d'une espèce d'abeille asiatique qui résiste à ses attaques, contrairement à l'abeille domestique européenne, Apis mellifera. Vous l'aurez compris : c'est le commerce des abeilles et la transhumance qui ont fait se rencontrer des espèces qui n'étaient pas censées cohabiter, et qui ont échangé des parasites contre lesquels les Européennes n'étaient ni habituées ni armées. On dit merci à l'exploitation des abeilles.

Bio ou non bio

Quand un parasite touche une ruche en apiculture écologique, les abeilles sont traitées hors de la ruche avec des produits naturels, puis la colonie est installée dans une nouvelle ruche. En apiculture conventionnelle, on traite l'ensemble de la ruche, miel et cire compris. Et il est toujours bon de rappeler que, comme pour tous les êtres vivants, plus les abeilles sont fatiguées, plus la ruche attire les parasites.

Sources

Et le support de cours d'apiculture du rucher-école du Jardin du Luxembourg.

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doubout · 28 mai 2019

Le pouvoir du Boycott

Après les photos, les lives… et maintenant des articles.

Face à l'ampleur du sujet, j'ai vraiment ressenti le besoin d'ouvrir cette rubrique d'articles. Pour plusieurs raisons : même si écrire des articles demande beaucoup de ressources, ce passage à l'écrit est l'occasion de vous partager autrement les idées de l'afro-véganisme, et d'aller plus loin que dans un simple post, qui peut parfois être survolé, voire bâclé. Si je tiens à ne pas survoler ce sujet, c'est à cause des événements actuels : le réveil et la mise en place d'actions concrètes pour solidifier la communauté noire, son empowerment, son avenir.

Consommer Black business

Comme je l'ai déjà exprimé dans d'autres posts, la consommation intracommunautaire est un acte de résistance et de lutte efficace pour faire grossir un pouvoir économique. C'est aussi une guérison intérieure, par la valorisation de soi, l'amour de soi, la confiance en ces individus talentueux qui composent notre communauté. En effet, qui peut mieux nous servir que nous-mêmes ? Que l'on pense aux polémiques du type Cantu ou, sans aller chercher trop loin, à Damoiseau et sa grandeur criminelle : ne serait-il pas temps de financer nos intérêts ?!

Car quand on consomme, on vote, on valide. Acheter Black business, c'est consommer intracommunautaire, mais c'est aussi ne pas consommer ce qui ne nous sert PAS. Je vois mal un positionnement Black Owned efficient qui continuerait de valoriser des entreprises racistes et/ou problématiques. Ce que je vous propose, c'est plus de cohérence pour plus de force, et surtout un lifestyle durable sur le long terme.

En sachant ces bases, qui relèvent quand même du bon sens, comment pouvons-nous continuer à enrichir un système meurtrier qui exploite, oppresse et épuise les ressources des animaux humains et non humains ?

La communauté noire se bat pour son droit à la vie. Elle est résiliente, puissante et déterminée à l'ascension.

Penser au long terme

Sur un aspect purement pragmatique, nous nous positionnons pour la dignité de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Mais où tous ces efforts porteront-ils leurs fruits, s'il n'y a plus de planète pour en jouir ? Comme dit l'adage : « Santé sans richesse vaut mieux que richesse sans santé. » Ce qu'il faut retenir, c'est que le combat pour le respect de nos corps et de notre existence est certes nécessaire, mais si nous n'avons plus d'espace pour vivre cette vie tant souhaitée, où est le sens de tout ceci ? Les personnes racisées sont les plus touchées par les crises écologiques : nos pays d'origine sont en première ligne, nos écosystèmes et nos patrimoines éclatés, dépecés (ce sera le sujet d'un prochain article).

Mangeuse d'herbe, machette à la main, dans la végétation Fleur de bananier et régime de bananes vertes

Le boycott

Pour le moment, concentrons-nous sur la consommation, et plus précisément sur l'absence de consommation. La participation à l'enrichissement nocif est, elle aussi, extrêmement puissante. C'est ce qui ralentit les changements, éloigne du véritable objectif et fait office de distraction. Cette domination raciale est une hydre à plusieurs têtes, qui se nourrit sur le plan mental, par la pensée (la croyance, l'adhésion au système idéologique), et sur le plan matériel, par l'argent, le pillage des ressources and co. Bien sûr, consommer pour valoriser est nécessaire, mais cela m'apparaît insuffisant. D'un côté, on essaie d'éteindre un feu ; de l'autre, on rajoute du petit bois bien sec pour qu'il crame.

Du petit bois bien sec : voilà comment je perçois l'industrie animale, tenue par ces mêmes industries racistes qui pillent et empoisonnent nos terres pour donner de la biomasse à des animaux destinés à mourir. Ces mêmes idéologies de hiérarchisation des vies, ces mêmes industries qui font payer l'octroi de mer aux pays d'outre-mer…

Afro-vegan

Passer vegan est un choix politique qui vous accompagne au quotidien. On n'est plus sur un ou deux actes isolés dans le mois : c'est un éveil de la consommation, une responsabilité directe, un pouvoir du porte-monnaie, un boycott constant.

Bien sûr, il ne s'agit pas d'une injonction à la perfection. Faisant partie du système, nous serons confronté·e·s à des choix, à des négociations : acheter un téléphone portable pour le travail, prendre du gazole pour aller chercher ses enfants, acheter des produits qui ne poussent pas en France. Pour ma part, je pense que supprimer toutes ces sources dans l'immédiat relève de l'utopie, en l'état actuel des choses. On peut faire des efforts, mais qu'est-ce que l'on peut faire tout le temps, sans négocier, sans alimenter ces entreprises macabres ?

Devenir vegan, refuser un cadavre ou un sous-cadavre (les produits animaux découlant des entreprises carnées), est un acte d'engagement et un sujet sur lequel nous pouvons être rigoureux·ses. C'est bien la seule chose que l'on peut tenir jusqu'au bout, qui s'adapte facilement à nos styles de vie et qui pèsera dans la balance à venir. Cette action, c'est le minimum face à l'ampleur de la tâche qui nous est dévolue : si nous ne trouvons pas le moyen, personne ne le pourra… ;-)

Une rigueur qui permettra de se détacher des produits békés, de surveiller la provenance et d'agir de manière CONSTANTE tout en sauvegardant nos espaces, sans parler du regard que nous porterons sur l'injustice, qui ne sera plus relative. Pour les personnes vivant dans des environnements tels que la Guadeloupe, une vie en totale autonomie alimentaire est possible !

Le but de ces combats est de créer des cercles vertueux qui casseront ce système oppresseur, usurpateur et destructeur. Un monde où la compassion et l'équilibre retrouveront, je l'espère, leur place. Avec un peu de concessions et d'empathie, nous ouvrirons le champ des possibles, qui, lui, est infini.

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doubout · 6 janvier 2022

Liste de courses Vegan

Les basiques à avoir dans son placard pour cuisiner des plats variés et goûtus.

Télécharger la liste (PDF)

Ici, je vous propose une liste non exhaustive à avoir sous les yeux lorsque vous faites vos courses du mois. Ce sont en majorité des ingrédients non périssables, qui se conservent longtemps et surtout versatiles : vous allez pouvoir vous en servir pour des recettes sucrées comme salées. Ce sont des indispensables !

N'hésitez pas à l'imprimer ou à l'enregistrer sur votre téléphone. Je vous ai laissé un espace « Notes » pour ajouter vos propres indispensables… VEGAN bien sûr :D !!!

J'ajouterai dans les prochains jours plus d'adresses pour acheter vos produits si vous êtes en Île-de-France.

Grocery vegan list, page 1 : magasins bio, magasins standards, épices Grocery vegan list, page 2 : surgelés, magasins antillais et asiatiques, herbes séchées, notes

Télécharger la liste (PDF)

Zoom sur quelques indispensables

Les épices. Si vous démarrez et que vous n'êtes pas antillais·e, vous n'avez peut-être pas un placard à épices plein à craquer. Du coup, voici mes quelques recommandations côté épices. Consommez-les petit à petit et n'allez pas dans tous les sens.

Le curry. À la base, curry veut dire mélange d'épices : le colombo est une forme de curry. Choisissez un mélange qui vous parle, que ce soit du ras el hanout ou un mélange d'épices indiennes jaune, vert ou rouge ! Choisissez, et terminez votre paquet. Si vous ne suivez pas une recette en particulier, le mélange importe peu : il sert surtout à assaisonner et colorer vos préparations, marinades…

Le paprika fumé. Alors celui-là, c'est le grand chouchou des épiceries occidentales, qui viennent de découvrir le feu. Comprenez que c'est une épice très connue dans les pays où il pousse naturellement. Fort en saveur, il est une bonne alternative pour créer des goûts fumés, notamment dans les similis, mais aussi dans les quiches, ou en mélange pour complexifier des goûts fromagés. Vous le trouverez beaucoup, beaucoup moins cher en épicerie indienne ou pakistanaise.

Le riz. Le riz blanc a mauvaise réputation depuis peu. Je vous conseille néanmoins d'en avoir toujours, au cas où, pour les jours de flemme : sa texture et son parfum le rendent très versatile, et il cuit moins longtemps. Parmi les autres riz, le riz noir est le plus onéreux ; le riz rouge me paraît être un très bon entre-deux, et il est bourré de nutriments. Une pépite ! Ah oui… lavez votre riz, n'importe lequel :D

Les conserves. Je ne suis pas contre les conserves, même si ça reste moins onéreux de les faire vous-même, dans des bocaux préalablement stérilisés bien sûr ! Mais on n'a pas toujours le temps, et pour le coup, les conserves, c'est pratique. Pensez juste à bien rincer les aliments et à privilégier les bocaux en verre.

Le miso blanc. Je vous conseille la pâte de miso blanc plutôt que la brune, tout simplement parce qu'elle est plus versatile de par sa couleur (colorisme, ouille). Plus sérieusement, le miso brun est plus goûtu, mais il colore très vite les préparations, surtout quand on souhaite imiter des rendus type mozzarella ou faux gras…

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